Lâcher prise: et si la solution était ailleurs ?

"Il faut lâchez prise", "Laisse couler", "Détends-toi." Soyons honnêtes : qui n'a jamais eu envie de hurler en entendant ces conseils ?

Pour beaucoup, le lâcher-prise est devenu une injonction culpabilisante de plus. On nous demande de lâcher prise comme sur un bouton OFF, comme si on contrôlait tout volontairement.

 

Le contrôle n'est pas un choix, c'est un bouclier

En consultation, je rencontre des femmes et des hommes épuisés de "tout contrôler tout le temps". Récemment, une patiente me partageait son épuisement à tout contrôler, en creusant on comprend qu'elle s'est construite sur la croyance "qu'il faut être parfaite pour être aimée". Cela lui rend la vie impossible à mener tout de front pour que tout soit parfait et que tout le monde soit satisfait. 

Quand je lui ai demandé : "Que se passe-t-il si vous lâchez ?", elle s'effondre en larmes.

Pourquoi ? Parce que pour elle (son inconscient) : lâcher = s'effondrer = mourir=> elle abandonnerait donc son fils et ses parents.

 

Pour elle, et peut-être pour vous, le contrôle est la seule barrière contre une insécurité ; pour elle c'était la blessure d'abandon. Dans ce cas, lui demander de lâcher prise, c'est comme lui demander de sauter d'un avion en plein vol en lui certifiant que "ça va aller". Son cerveau hurle : "DANGER".

 

L'insécurité est une question de survie

Le contrôle n'est pas de la mauvaise volonté. C'est une stratégie de survie que votre cerveau a mise en place pour :

  • Maîtriser l'incertitude.

  • Maintenir un sentiment de sécurité précaire.

Tant que votre système nerveux perçoit le vide comme une menace de mort, il verrouillera toutes les issues. Le "lâcher-prise" mental est impossible tant que le corps ne se sent pas en sécurité.

 

Sécuriser permet de lâcher

On ne force pas une porte blindée, on cherche la clé.

Pour lâcher prise naturellement, il ne faut pas travailler sur la main qui agrippe, mais sur la peur qui l'oblige à serrer si fort.

Ma méthode consiste à :

  1. Identifier les insécurités (abandon, rejet, manques) qui tiennent les commandes.

  2. Les conscientiser par le corps et le coeur.

  3. Laisser l'intelligence du corps faire le reste.

Une fois que vous sentez, au plus profond de vos cellules, que vous êtes en sécurité, le lâcher-prise n'est plus un effort : c'est un soulagement.

C'est un processus naturel qui se produit tout seul quand la guerre est finie.


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